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Syphax Airlines: une compagnie aérienne «halal» ou «haram»?

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La compagnie aérienne privée «Syphax Airlines» va s’aligner sur les tarifs de Tunisair avec une différence de 10 dinars en moins. La compagnie ne servira pas d’alcool à bord. En effet, « Syphax Airlines », se positionne comme une compagnie «halal» et décide de ne pas servir d’alcool dans ses deux avions airbus A-319 «Karama» (Dignité) et «Horria» (liberté).

Par contre et selon le responsable du marketing, Samy Aloulou : «Elle autorise les passagers à ramener des boissons alcoolisées pour les consommer à bord». La compagnie sera t-elle alors moins «halal» ou plus «haram»?

Le catering «halal» a accompagné l’explosion du trafic aérien au Moyen-Orient et les  ventes d’avions. C’est au cours de l’année 2010 que le premier fabriquant mondial indépendant de repas pour l’aviation, «Gate Gourmet» a  envisagé de produire la plupart de ses repas à la norme «halal». Le groupe suisse a ainsi envisagé de répondre à la croissance rapide de la demande pour des repas cuisinés selon les préceptes musulmans en cuisinant tous ses plats à la norme halal.

Servant des compagnies telles que British Airways, Delta Air Lines ou Cathay Pacific, «Gate Gourmet» estime que de produire que des repas «halal» lui permet de faire des économies d’échelles, grâce à la simplification des chaînes de productions, tout en satisfaisant les exigences des voyageurs musulmans. Les responsables précisent toutefois qu’«il ne s’agit pas de considérations religieuses ou sociales», il est juste question  «de réduire la complexité de la production et donc d’en améliorer l’efficacité».

Qu’est ce que  le « halal » ?

Mais qu’est ce qu’un service  «halal»?  S’agit-il seulement d’interdire porc et alcool, toute viande devant provenir d’animaux égorgés afin qu’ils se vident de leur sang ? Si le « casher » consiste en une «nourriture strictement « casher » préparée sous la supervision d’une autorité rabbinique», un repas halal se définit-il  par l’absence de porc, de gibier et d’alcool ?
Cette définition est celle qui est la plus répandue. Les spécialistes estiment que de nombreux acteurs économiques se jouent de cette définition et essayent de faire du «halal» à moindre coût.

Pourtant le « halal », comme le « casher », a ses exigences. La nourriture «halal» doit répondre à cinq critères:- Elle est licite en soi, c’est-à-dire qu’elle ne fait partie des choses dont la consommation a été condamnée dans nos références, comme le porc, l’animal qui n’a pas été saigné conformément à la façon rituelle, les carnassiers qui attaquent leurs proies de leurs crocs, les animaux répugnants, les animaux dont la nourriture consiste en des éléments impurs, le sang, l’alcool, etc.

- Elle ne contient pas d’éléments «harâm», comme de la graisse provenant d’animaux non sacrifiés rituellement.
- Elle n’a pas été contaminée par des éléments «harâm», comme c’est le cas par exemple des viennoiseries qui sont cuites dans un plateau graissé avec du saindoux.
- Elle n’a pas été obtenue par un moyen illicite (elle n’a pas été prise sans la permission de son propriétaire légitime par exemple).
- Elle n’a pas été acquise avec de l’argent obtenue de façon condamnable (par le biais d’une activité professionnelle qui est interdite par exemple).

Voilà ce qui complique un peu plus la donne !  

Amel Djait

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